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Le Conseil national du bien-être social (CNBES) est un organisme consultatif de citoyens et citoyennes auprès de la Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences sur des questions relatives aux citoyens et citoyennes à faible revenu. Plan du Site

Profil de la PauvretÉ 2007

Un aperçu de la situation des enfants vivant
dans la pauvretÉ

Faits saillants

  • Les taux de pauvreté chez les enfants de familles monoparentales sont élevés, mais la majorité des enfants pauvres vivent dans une famille biparentale.
  • Les enfants immigrants, autochtones ou ceux appartenant à une minorité visible sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.
  • Le revenu moyen des familles pauvres avec enfants est nettement inférieur au seuil de la pauvreté.

Les taux de pauvretÉ chez les enfants varient d’une administration À l’autre

Au Canada, 637 000 enfants âgés de moins de
18 ans vivaient dans la pauvreté en 2007. Le
taux de pauvreté s’établissait à 9,5 %, soit le taux le plus bas jamais atteint.

L’Île-du-Prince-Édouard affichait le taux de pauvreté le plus bas (4,7 %), tandis que la Colombie-Britannique affichait le taux le plus élevé (13 %). La Colombie-Britannique a le taux de pauvreté le plus élevé au pays depuis les six dernières années (2002 à 2007).

Taux de pauvreté selon la mesure du panier de consommation (MPC)

Les taux de pauvreté chez les enfants par province sont plus élevés lorsqu’ils sont calculés en fonction de la MPC, sauf au Québec et au Manitoba. Au Québec, le taux calculé à l’aide de la MPC était de 7,3 % en 2007, soit le taux le plus bas au pays, alors qu’il était de 18,4 % en Colombie-Britannique, le taux le plus élevé au pays.
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À moins d’indication contraire, les taux de pauvreté dans ce bulletin sont mesurés en fonction des seuils de faible revenu après impôt. Veuillez consulter le bulletin Méthodologie, définitions et sources d’information pour obtenir plus de détails.

Dans certains cas, les estimations sont fondées sur un échantillon de petite taille; elles doivent donc être interprétées avec prudence. Ces estimations sont marquées d’un astérisque (*).



Plus d’un million d’enfants ont vÉcu dans
la pauvretÉ À un moment donnÉ entre
2002 et 2007

Les enfants et leurs familles peuvent être touchés par la pauvreté à maintes reprises au fil des ans. Environ 1,4 million d’enfants ont vécu dans la pauvreté pendant au moins un an entre 2002 et 2007. Bon nombre d’enfants ont vécu dans la pauvreté pendant une seule année, tandis qu’un nombre plus petit d’enfants ont vécu dans la pauvreté pendant la totalité de la période de six ans.

Les recherches révèlent que le fait de vivre dans la pauvreté, spécialement pendant de longues périodes, a des répercussions négatives sur le bien-être et le développement des enfants.


Les taux de pauvreté sont nettement plus élevés
chez certains groupes d’enfants

Les données provenant du recensement permettent de déterminer les taux de pauvreté de certains groupes d’enfants. Voici les taux de pauvreté chez les enfants de 15 ans et moins
en 2005.

Enfants immigrants : 33 %
Enfants non immigrants : 12 %

Les taux de pauvreté varient selon la date d’arrivée au Canada. La grande majorité des enfants immigrants sont arrivés au Canada tout récemment, c’est-à-dire à compter de 2001. Le taux de pauvreté de ces derniers est de 39 %, par rapport à 19 % chez les enfants qui sont arrivés au Canada depuis un certain temps déjà, c’est-à-dire entre 1991 et 1995.

Enfants autochtones (vivant hors réserve)1 : 28 %
Enfants non autochtones : 13 %

Parmi les groupes autochtones affichant les taux de pauvreté les plus élevés, le groupe identifié par Statistique Canada comme les Indiens de l’Amérique du Nord se trouve au premier rang
(34 %), suivi des Inuits (21 %) et des Métis (20 %).

Enfants appartenant à une minorité visible : 26 %
Enfants n’appartenant pas à une minorité visible : 10 %

Les taux de pauvreté varient considérablement d’un groupe à l’autre. Les enfants affichant les taux de pauvreté les plus élevés appartiennent aux groupes suivants : les Coréens (48 %), les Asiatiques occidentaux (44 %), les Arabes (43 %) et les Noirs (36 %). Ce sont les enfants philippins et japonais qui affichent les taux de pauvreté les plus bas, soit 12 % et 18 % respectivement.

1 Ces données sont fondées sur l’identité autochtone. Les taux de pauvreté chez les enfants qui habitent dans
une réserve ne sont pas disponibles.

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Les taux de pauvretÉ chez les enfants sont plus ÉlevÉs dans les familles monoparentales…

La pauvreté chez les enfants découle de la pauvreté de leurs familles. Ce qui est plus frappant dans les statistiques d’une année à l’autre, c’est que les enfants sont plus susceptibles d’être touchés par la pauvreté s’ils vivent dans une famille monoparentale.

Au fil des ans, le taux de pauvreté chez les enfants vivant dans des familles monoparentales dont le chef est une femme était d’environ quatre à six fois celui des enfants vivant dans des familles biparentales. En 2007, le taux de pauvreté était quatre fois plus élevé.

[Traduction] J’ai récemment changé d’emploi, mais j’ai travaillé avec des jeunes mères et des familles touchées par la pauvreté pendant la majeure partie de ma carrière. Les difficultés et les conditions auxquelles ont été confrontées ces mères sont inacceptables. Les parents voulaient offrir une vie meilleure à leurs enfants, même s’ils étaient rarement capables de leur procurer la nourriture dont ils avaient besoin, sans parler des inscriptions aux cours de natation ou à la garderie.

- un(e) répondant(e) au Questionnaire du Conseil national du bien-être social2

…mais la majoritÉ des enfants pauvres vivent dans une famille biparentale

Comme les taux de pauvreté sont élevés dans les familles monoparentales, l’un des mythes au sujet de la pauvreté des enfants est que la plupart des enfants pauvres vivent dans de telles familles. Cela n’a jamais été le cas pour les années au cours desquelles des données ont été recueillies. Le plus grand nombre d’enfants pauvres a toujours été observé chez les familles biparentales.

Taux de pauvreté chez les enfants par type de famille en 2007
Tous les enfants 9,5 %
Enfants vivant dans une famille biparentale 6,5 %
Enfants vivant dans une famille dont le chef est un homme 9,2 %*
Enfants vivant dans une famille dont le chef est une femme 26,6 %
 

2 Extrait du Questionnaire sur la stratégie anti-pauvreté et la sécurité du revenu du Conseil national du bien-être social

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Revenus bien en dessous du seuil de la pauvretÉ

Parmi tous les types de familles, ce sont chez les familles avec enfants que l’on constate les plus grands écarts de faible revenu. En 2007, l’écart moyen de faible revenu des familles monoparentales dont le chef est une femme était de 7 500 $. Autrement dit, il faut en moyenne 7 500 $ supplémentaires pour permettre à une famille pauvre d’atteindre le seuil du faible revenu. L’écart chez les familles biparentales était de 7 600 $ et celui des familles monoparentales dont le chef est homme était de 8 600 $*.

L’écart de faible revenu est le montant correspondant à la différence entre le revenu
de la famille et le seuil de faible revenu.


[Traduction] Pendant cinq ans, j’ai eu de grandes difficultés à élever trois enfants avec un salaire mensuel de 1 100 $. Très souvent, il ne me restait que 100 $ par mois pour payer la nourriture, et j’ai occupé tous les emplois que j’ai pu trouver afin de pouvoir nourrir ma famille. C’était la pire période de ma vie. Mes enfants souffrent encore aujourd’hui du fait que nous n’avions pas d’argent pour faire quoi que ce soit et que nous arrivions à peine à nous nourrir.

- un(e) répondant(e) au Questionnaire du Conseil national du bien-être social

De nombreuses familles pauvres avec des enfants
vivent des revenus tirÉs d’un emploi et non pas
de l’aide sociale

En 2007, environ 60 % des familles biparentales pauvres ont vécu essentiellement du revenu tiré d’un emploi et n’ont pas reçu de prestations d’aide sociale ou d’assurance-emploi. Un autre 14 % ont signalé avoir touché un revenu tiré d’un emploi et de prestations d’assurance-emploi.

Pour ce qui est des familles monoparentales vivant dans la pauvreté dont le chef est une femme, 31 % ont compté principalement sur des revenus tirés d’un emploi et n’ont pas touché de prestations d’aide sociale ou d’assurance-emploi. Un faible pourcentage (12 %) de ces familles ont touché à la fois des prestations d’aide sociale et un revenu tiré d’un emploi.

Un peu plus du tiers (36 %) des familles monoparentales pauvres dont le chef est une femme ont vécu principalement de prestations d’aide sociale et n’ont pas touché de revenu ou de prestations d’assurance-emploi. Quant aux familles biparentales ayant compté principalement sur des prestations d’aide sociale, leur nombre est si petit que les résultats sont trop peu fiables pour être présentés.

 

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Novembre 2009

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