Revenus de bien-être social, 2005 - Communiqué
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - LE 24 AOÛT 2006
Baisse massive des revenus de bien-être social
En Alberta, le revenu en dollars constants d'une personne seule touchant des prestations d'aide sociale a chuté de près de 50 p. cent depuis 1986. En Ontario, depuis 1992, le revenu d'un parent seul ayant un enfant à charge a diminué de presque 6 600 $, et celui d'un couple avec deux enfants, d'un peu plus de 8 700 $.
Le tableau que nous dresse le Conseil national du bien-être social dans son rapport Revenus de bien-être social, 2005 est sombre, et la situation ne fait qu'empirer. Dans bien des cas, après rajustement en fonction de l'inflation, les revenus de bien-être social de 2005 étaient moins élevés que ceux de 1986. La plupart des revenus d'aide sociale ont atteint leur maximum en 1994 ou avant. La différence entre le revenu le plus élevé et le revenu de 2005 est dans certains cas colossale : un tiers des foyers bénéficiant de prestations d'aide sociale ont perdu au moins 3 000 $. Cinq provinces, à savoir l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique, ont enregistré leurs plus bas revenus de bien-être social entre 2000 et 2005.
Au Nouveau-Brunswick en 2005, le revenu d'une personne seule apte au travail touchant des prestations d'aide sociale était de 3 427 $, ce qui représente à peine 19 p. cent du seuil de pauvreté. Les familles monoparentales de l'Alberta, la province la plus riche du Canada, ne touchaient que 12 326 $, ce qui équivaut à 48 p. cent du seuil de pauvreté. En 2005, tous les revenus de bien-être social sont demeurés bien au-dessous du seuil de pauvreté. À quelques exceptions près, la qualité de vie de plus de 1,7 million de Canadiens touchant des prestations d'aide sociale, c'est-à-dire 5 p. cent de la population, n'a fait que décroître. Un demi-million des personnes qui vivent de l'aide sociale sont des enfants.
En juillet 2006, le Conseil national du bien-être social a recommandé au gouvernement fédéral de concevoir une stratégie globale visant à réduire la pauvreté à l'échelle nationale. Les conclusions du rapport Revenus de bien être social, 2005 démontrent de manière convaincante qu'il est grand temps d'agir.
Selon le président du Conseil, M. John Murphy, la situation actuelle est honteuse et il est immoral de la tolérer dans un pays riche. Il a également déclaré : « Le climat économique généralement favorable qui règne au niveau fédéral et dans la plupart des provinces constitue pour les gouvernements une occasion formidable de prendre des mesures concertées en vue de mettre fin à ce genre de privation. »
À l'automne 2006, le Conseil national du bien-être social compte demander au peuple canadien en quoi devrait consister une stratégie globale visant à réduire la pauvreté partout au pays. Le Conseil est d'avis qu'il est essentiel de réévaluer la place et le rôle qu'occupe l'aide sociale dans le système actuel de sécurité du revenu.
Le Conseil national du bien-être social est un organisme consultatif de citoyens chargé de conseiller la ministre des Ressources humaines et du Développement social à propos des questions relatives aux personnes à faible revenu au Canada.
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